Reims 17 décembre 2012, soirée pilote

 

 

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Premier grand rendez-vous public élaboré à partir du numéro 3 de la revue Aubuscule, cette soirée Pilote a été accueillie par la médiathèque de Reims qui nous a invités à investir son auditorium si joliement placé sous les auspices du Grand Jeu, autre merveilleux ancêtre occupé d'immensité. http://contextes.revues.org/index4844.html#text

Notre programme, recevoir le public à partir de 18h30 et l'emmener dans la nuit progressivement avec les contributeurs de la revue, de prestation en prestation, en nous efforçant de moduler des temps d'échange.

 

 

La soirée s'ouvre avec la projection du film expérimental de Cheyenne Carron, Extase.

 

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La réception du film, tant sur le plan des choix esthétiques, que sur ceux des thèmes érotiques et religieux soulève de réels questionnements parmi les spectateurs, entre des personnes plutôt réticentes et d'autres au contraire vraiment touchées et, au sens étymologique, enthousiasmées.

 

 

La soirée se prolonge, après une rapide collation, par une conférence scientifique consacrée aux travaux du laboratoire de neurobiologie intégrative et adaptative dirigé par le Professeur Jean-Pierre Roll (université de Provence Aix-Marseille). Un diaporama tente en quelques dizaines de minutes de donner les bases pour comprendre ce qu'est la proprioception, comme les neurosciences décrivent la façon dont le système nerveux reçoit et traite les informations sensitives en provenance des muscles, des articulations, et quelles sont les perspectives d'avenir pour la thérapeutique et les techniques offertes par ces découvertes récentes.

 

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C'est Etienne Brouzes, secrétaire de l'ONPHi, qui poursuit après cette conférence, en lisant son "Cantique d'un non-philosophe", un texte à paraître en bilingue dans la revue Philo-fictions.

 

I
Louez mon coeur en votre sein sa cour et vos clans ! Louez !
Vaillant comme un valant comme eux et d’eux toujours fier.
Oyez l’amour venant et tremblez mes frères, vos jardins sont miens, tremblez ! Réveillez-vous ô philosophes, et trouvez votre guide !

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Cette lecture est l'occasion de découvrir le travail photo-graphique de Monch à travers une projection, "en matière d'humanité", qui éclabousse de lumière la salle où résonne la voix d'Etienne Brouzes

 

 

 

 

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Lecture à 3 voix du texte "On tient, ON RELACHE" où circulent alternativement la voix de la contrainte, celle du désir et celle du corps qui relâche (avec Marie-Cécile Pailheret, Christophe Samarsky et Maud Courtehoux) .

 

 

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Pour écouter : http://soundcloud.com/ingens/on-tient-courtehoux-pailheret

 

 

 

Les éditions cynthia 3000 poursuivent les lectures avec des extraits de leur projet Etant Donnés.

Série de textes écrits à partir de photographies prises la nuit lors de déambulations dans la ville de Rouen. Les images sont projetées pendant  la lecture du texte qui leur correspond, et montrent le résultat de prises de vue objectif placé dans des trous ou des fissures, sans voir ni savoir à l'avance ce qui est saisi, donné.

 

 

  

 

 

Après avoir accepté de repondre à quelques unes de nos questions lors d'un entretien publié dans le numéro 3 de la revue Aubuscule, Serge Valdinoci est venu prononcer une conférence lors de la soirée organisée par l'association à l'auditorium de la médiathèque de Reims.

Evocation d'une pensée qui soit suffisamment inventive et féconde pour donner une lignée, une descendance, pour féconder une race, une gens comme disent les latins - une pensée gentille, au sens ancien du terme - et évocation de la méthode d'europanalyse qui en tente la théorie, on peut écouter le contenu de cette conférence ici en même temps qu'on visualisera le diaporama proposé par le photographe Monch pour accompagner cette performance d'une imagerie saisissante qui procède comme un révélateur de profondeur à la surface des choses.

 

 

 

 

La soirée s'achève alors et s'absorbe dans la musique performée par Christophe Samarsky à la guitare électrique, tous plongés dans le noir, jusqu'émergent les photographies de Sophie Pelletier qui irradient dans le maelström des notes incandescentes leur arrêt sur l'obscurité du jour, sous les traits d' une AUb[nwar]E :